Déclencheur souple pour Panasonic FZxx

Au commencement...
L'auteur du montage présenté par « Geronimo » sur le site panasonicfz.free.fr  a fait le plus gros du travail : trouver le type de fiche, repérer les contacts utilisés par le circuit et le mode de fonctionnement électrique du déclencheur d'origine.
Merci à lui. Toutefois, le montage décrit présente l'inconvénient de faire appel à deux boutons-poussoirs, donc deux doigts, ou bien un interrupteur stable, pour réaliser la fonction « détente à deux bossettes » nécessaire pour la mise au point avant le déclenchement proprement dit. Il y a sûrement quelque chose à faire.


Poussoir

Il est vrai qu'il est quasi impossible de trouver dans le commerce un poussoir adéquat, à moins d'en commander quelques dizaines de milles. Le déclencheur décrit ci-dessous réalise la même fonction avec deux touches standard, modèle D6 d'ITT Jeanrenaud, et un peu de mécanique. On n'a évidemment qu'une des touches à actionner, d'un doigt, comme sur l'appareil photo.
La touche D6 demande une force de 0,8 N. Celle du haut (en fait à droite sur les photos), accessible de l'extérieur, prend appui par une sorte de bielle, ou tige de culbuteur, sur un levier horizontal, lequel exerce sur la touche du bas une force à peu près moitié moindre, du fait des dimensions relatives des bras du levier.
Ainsi une force de 0,8 N suffira à actionner la touche du haut pour commander la mise au point, mais il faudra ensuite une force supplémentaire de 0,8 N environ pour actionner la touche inférieure et déclencher l'obturateur.


Fiche

Panasonic n'a pas choisi la simplicité avec sa fiche spéciale. On peut se demander si ce n'est pas fait ekseprès pour embêter les bricoleurs, car un jack monophonique ordinaire aurait suffi : deux contacts seulement sont utiles. La récupération d'une fiche de kit piéton Nokia ne semble pas très économique, et de toute façon plutôt aléatoire.
Autre solution pour bricoleur : un jack  monophonique reconverti. Il suffit pour cela de monter une cale qui l'empêchera d'entrer à fond dans la douille. La cale visible sur la photo est une entretoise lisse en laiton nickelé (le nylon se colle mal) de diamètre 3 mm et de hauteur 5 mm. Elle est immobilisée par une goutte de Cyanolit. Ainsi le contact central unique vient se loger à la place du troisième contact concentrique de la fiche d'origine.
De toute façon, une fiche adéquate, 2,5 mm 4 contacts, se trouve au catalogue de vente par correspondance Farnell. Ne cherchons pas plus loin.

Fiche jack monophonique modifiée

deux fiches


Schéma

Les valeurs de résistance données dans l'article original ne sont nullement obligatoires. En fait, des composants tout ordinaires à couche de carbone conviennent, avec des valeurs standard de la série E12, et tolérance courante de 5%. La dissipation est négligeable, puisque la tension totale aux bornes du circuit n'excède jamais 3 V.
D'où le schéma de principe ci-contre, avec S1 = mise au point et S2 = déclenchement.
  

Liste des composants

Et il faudrait en plus vous faire une liste des composants ?


Mécanique et électricité

entrailles du déclencheur

Schéma de principe

schéma


Le déclencheur recto-verso 

deux déclencheurs

Réalisation

Le coffret en plastique est quelconque.
La touche D6 est choisie ronde, de façon à éviter les découpes rectangulaires, difficiles à effectuer proprement sans outillage spécial.
Le fil est choisi assez souple, ici à trois conducteurs (dont un inutilisé) parce qu'il est rond, au lieu du méplat habituel des fils scindex. On peut utiliser aussi un fil blindé fin dit « fil microphone ». La longueur est ad libitum, par exemple un mètre ; ou plus si vous voulez faire de ce déclencheur souple une commande à distance.
Le fil entre à force par un trou de 3,5 mm de diamètre. Une goutte de colle cyanoacrylate (cyanolit, loctite) l'immobilise en place.
Toute la mécanique est réalisée en segments de plaquette de bakélite perforée cuivrée, soudés à l'étain.

Deux des résistances sont soudées debout sur la « bielle » verticale qui porte la touche supérieure, le tout est raccordé au circuit inférieur par des morceaux de fil souple.
La « bielle » verticale est guidée en haut par le corps de la touche, en bas par des taquets constitués de broches de résistance soudées sur le levier. Il n'y a aucune articulation, les pièces mécaniques sont simplement en appui entre elles et sur les parois. Toutes les pièces sont taillées en largeur de façon à être guidées par les faces du coffret, avec le jeu nécessaire, mais pas plus. Enfin, guère plus. En tous cas, pas moins.
(Comme disait Loulou Bertrand : le jeu, c'est l'âme de la mécanique.)